Classé sous Coups de gueule par denislamalice | 0 commentaires
J’entreprend. J’envisage d’entreprendre aussi. Plus concrêtement. Disons avec mes fonds, mes mains, mon corps, tout mon être en somme. Prof… Pfff… Décidémment plein le cul de me faire chier pour des gens qui n’ont aucune ambition pour eux même, qui s’enorgueuillissent du si peu qu’ils sont, du si peu qu’ils font, de leur « rien-être ». Et, dans le même temps, quand on discute avec ces jeunes, on s’aperçoit que la plupart n’ont jamais demandé à suivre cette formation, que le « système » les a conduit là sans vraiment se soucier de leur devenir.
J’enrichi encore et toujours la même catégorie : les coups de gueule. Décidemment trop en colère après ce système de merde: L’éducation nationale torpillée de l’intérieur par une bande organisée de joyeux connards de droite : capitalistes de bon aloi qui ont décidé (pour nous!… ) de rendre le système « compétitif »!, « rentable »! … L’éducation nationale (Monsieur Le Ministre et par la même notre cher président… ) a décidé de s’emputer de son pied malade : Les lycées professionnels et plus particulièrement la branche industrielle. Coûts trops élevés des équipements, des profs et du coup des élèves… Alors on saborde de l’intérieur, en douce : on s’arrange pour qu’ils n’y ait plus de dossier de demande pour ces sections, qu’elles soient des voies de garages, que les effectifs diminuent et qu’on soit obliger de fermer donc de supprimer des postes donc des profs= économies= début de la rentabilité… Mais que vas-t’on faire de ces profs? Que vas-t’on faire des futurs élèves « en difficulté » ? Parcequ’il y en aura forcément… La solution ? Privatiser toutes ces formations… CQFD. Vive la mode. Vive le capitalisme. Vive la mondialisation. Vive Sarko ! Peut-être que j’aurais dû poster ça sur le blog de « Là-bas si j’y suis », tiens… Hasta luego Amigos !
Classé sous Tout venant par denislamalice | 2 commentaires
Quelque chose m’échappe dans les statistiques de ce blog… J’avoue mon incrédulité totale quand aux chiffres annoncés qui ne cessent d’augmenter de jour en jour. Vous seriez plusieurs (jusqu’à 10 !) par jour à venir consulter une page bien précise : » Hier encore j’avais 20 ans. », sans compter les autres… Mais qui êtes-vous ? Qu’en faites-vous ? Vous en parlez? Vous oubliez ? Vous zappez ? Ou peut-être cherchez-vous simplement les paroles de la chanson d’Aznavour… Je pige pas. J’aimerais que vous m’éclairiez ! Voilà à nouveau mis en évidence les limites de la supposée fantastique interactivitée de la toile ou plus simplement la solitude de celui qui écrit, finalement et inexorablement seul. Et immanquablement je repense à mon ami marin, seul sur la mer, là-bas loin, louvoyant le long des côtes du Brésil; bientôt à Trinidad et Tobaggo. Je l’envie et lui aussi m’envie. Nous nous rêvons mutuellement plus heureux que nous mêmes et par là même… Aux temps des paradigmes artificiels…Je m’aprétais- imbécile et naïf comme je suis- à décliner tout une série de truismes mais que neni ! N’en parlons plus ! Aux innocents les mains pleines ! Adieu veaux, vaches, cochons ! Allez, à bientôt…
Classé sous Tout venant par denislamalice | 0 commentaires
Une ligne jaune tracée au sol à 2 mètres du comptoir nous invite à patienter là. Une femme à lunettes, assez agée, me dévisage. Je baisse les yeux, je tombe sur cet écriteau : » Merci d’attendre la dernière minute « . C’est à l’envers. Je relis. Je rerelis. » Merci d’attendre la dernière minute. » Et quoi? La vieille dame regarde par la fenêtre à présent et je suis son regard. Sur le panneau publicitaire, dehors en 4 par 3, la photo d’un kangourou sur un ring, gants de boxe et casque rouges, l’air grave. A ses pieds gît un homme dans la même tenue bleue, le visage tuméfié, le protège-dents à moitié craché, les yeux révulsés, les bras en croix : K.O. sans aucun doute, voire mort. On devine le chiffre 12 sur l’indicateur à leds en haut à gauche comme le nombre de rounds qui viennent de s’écouler avant ça, cette scène. Le public se résume à 2 gros types en costard et lunettes noires. Tout le monde, à priori, semble s’être désintéressé de ce match et a quitté la salle. Et le slogang, en bas de l’affiche : » N’attendez pas la dernière minute « . Publicité sans intérêt ou message subliminal : attendre sagement en espérant qque ou foncer en ligne directe vers la cible qu’on s’est fixé en espérant que ce soit la bonne. » Choisir c’est renoncer. » a dit André Gide et je le crois. Je m’y revois dans cette position décidemment trés « facile » du quarantenaire célibataire et je souris. Ah bien sûr, j’en vois à présent distinctement tous les avantages : la facilité de décision qui était la mienne alors… Une soirée ? Ah oui, tiens ! Un apéro là, tout de suite ? Bien sûr… Une pelote ? A quelle heure ? J’arrive. Mais je suis bien conscient aussi de la vacuité du résultat de ces années d’errance psychologique. Je ne prétend pas avoir atteint le Graal, juste un certain état de pleinitude morale et intellectuelle : mon Feng Shui perso en quelque sorte. Je vais enrichir ce site dans quelques temps d’un apendice purement matériel : la maison en construction. Autant Juin m’a plu, autant Juillet me reste entre les dents comme les nerfs d’une mauvaise entrecôte. Même une boite entière de cure-dents ne saurait me consoler. Vivement le mois d’Août.